La Société Industrielle de Mulhouse

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Historique

Durant tout le XIXème siècle, la Société Industrielle de Mulhouse va être le laboratoire d'idées où s'est élaboré le « modèle mulhousien », cette convergence unique entre l'industrie, la recherche et l'enseignement. L'industrie mulhousienne toute entière a retiré des bénéfices considérables des travaux des divers Comités : de chimie, de mécanique...

Dès le départ, la SIM trace une voie complexe qui montre qu'elle comprend l'enjeu de l'ère industrielle : produire de façon à conserver des positions d'avant-garde tant au point de vue technique que commercial et ouvrier.
Le modèle mulhousien de développement s'appuie sur cette éthique nourrie par le milieu protestant et libéral de la ville.

La SIM le 5.06.1926

 

Le rayonnement culturel se fonde en outre sur des œuvres originales :

  • En 1822, c'est-à-dire avant la fondation de la SIM, les principaux initiateurs de celle-ci créent l'Ecole Supérieure de Chimie.
  • En 1826 et peu après sa création, est mise en place la Bibliothèque de la Société. Des comités voient le jour la même année, l'un consacré à la mécanique, l'autre à la chimie, deux fleurons économiques de Mulhouse.
  • En 1829 sont suscités le comité d'Histoire Naturelle et l'Ecole de Dessin dont la première section concerne la figure et l'ornement.
  • En 1830 et 1831 s'ajoutent respectivement les Comités de Commerce et des Beaux-arts.

Les séances de la SIM, qui ont lieu le dernier mercredi du mois, donnent l'occasion de la présentation d'intéressants mémoires sur des recherches scientifiques ou techniques, souvent accompagnés d'un rapport de commission. Un bulletin, l'ancêtre du Bulletin actuel de la SIM, publie ces travaux ; le premier volume, composé des cinq premiers numéros, paraît en 1828.

L'épanouissement correspond au dynamisme du Second Empire (1850-1870).
Parallèlement à la progression continue de l'emprise mulhousienne sur le marché international et au perfectionnement technique d'avant-garde, la SIM plaide en faveur d'une certaine sécurité collective au point de vue social, esquisse des lois qui ne trouvent leur réalisation que bien plus tard, s'attaque au problème de l'habitat en créant des cités ouvrières salubres et susceptibles de devenir propriété de leurs occupants.
Elle fonde des œuvres de bienfaisance, des caisses de maladie, des caisses de femmes en couches et retraites, des sociétés de prévoyance et des asiles de vieillards.

En 1856 naît la Bibliothèque Littéraire, en 1859 le Comité d'Utilité Publique, en 1860 celui d'Histoire et de Géographie, en 1866 l'Association Alsacienne des Propriétaires d'Appareils à Vapeur et en 1867 le Musée des Beaux-arts.

Emanant directement de la Société ou bénéficiant de son patronage moral, des écoles spécialisées sont mises en place en vue de la formation de la jeunesse et de la préparation d'un encadrement technique pour les manufactures :

  • Ecole Supérieure de Filature et Tissage ou de Dessin (1861)
  • Ecole Supérieure de Commerce (1865)
  • Ecole de Chimie (1822)
  • Ecole de dessin et d'art industriel (1829)
  • Ecole supérieurs de tissage et de filature (1861)
  • Société d'instruction populaire (1864)
  • Ecole supérieur de commerce (1866)
  • Cercle mulhousien ouvrier (1869)
  • Ecole d'art professionnelle de jeunes filles (1885)
  • Ecole technique des apprentis (1906)
  • Ecole des maîtres mineurs (1919)
  • Centre Interprofessionnel de Formation de la Société Industrielle de Mulhouse 1955 (GIFOP 1969)